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Voyages > Maroc 2007

Itinéraire jour après jour

Belgique –> Poitier (une nuit)
Poitier –> frontière espagnole (une nuit)
Frontière espagnole –> région de Madrid (une nuit)
Région de Madrid –> Algésiras (une nuit)
Algésiras –> ferry Ceuta (une nuit)
Ceuta –> Martil (une nuit)
Martil –> Larrache (une nuit)
Larrache –> Kénitra (trois nuits)
Kénitra –> Salé-Rabat (une nuit)
Salé-Rabat –> Mohammedia (deux nuits)
Mohammedia –> El Jadida-Oualidia (quatre nuits)
Oualdia –> Safi (deux nuits)
Safi –> Marrakech (deux nuits)
Marrakech –> Essaouira (une nuit)
Essaouira –> Sidi Kaouki (une nuit)
Sidi Kaouki –> Pointe d’Imsouane (une nuit)
Pointe d’Imsouane –> Agadir-Tiznit (vingt nuits)
Tiznit –> Agadir (une nuit)
Agadir –> Taroudant-Taliouine (trois nuits)
Taliouine –> Ouarzazate (une nuit)
Ouarzazate –> Vallée du Dadès, gorges du Dadès-Tinerhir-gorges du Todra (une nuit)
Gorges du Todra –> Errachidia-gorges du Ziz-Source bleue de Meski (deux nuits)
Source bleue de Meski –- Erfoud-Merzouga (deux nuits)
Merzouga –> Vallée du Drâa-Zagora (trois nuits)
Zagora –> Âït-Benhaddou-Marrakech (une nuit)
Marrakech –> Cascades d’Ouzoud (une nuit)
Cascades d’Ouzoud –> Meknès (une nuit)
Meknès –> Chefchaouen (une nuit)
Chefchaouen –> Martil (une nuit)
Martil –> Ceuta-ferry Algésiras (une nuit)
Algésiras –> village espagnole (une nuit)
Village espagnole –> Burgos (une nuit)
Burgos –> Biarritz (une nuit)
Biarritz –> région parisienne (une nuit)
Région parisienne -- Belgique



Nous sommes le 20 janvier 2007, le grand jourN’avons-nous rien n’oubliéCertainement, malgré la check-list et beaucoup de réflexion, on omet toujours quelques détails pour un périple aussi important.
Cette année, nous allons parcourir l’intérieur des terres.
Nous ne connaissons pas grand-chose. Mais cela est sans importance, car au Maroc, on trouve tout, même ce dont on n’a pas l’utilité.
Nous traversons la France sous la pluie et la neige. Deux haltes pour se reposer, car la fatigue et le stress de l’avant départ se fait sentir.
Après quoi, l’Espagne, également deux haltes et à nouveau sous la pluie et la neige. Mais nous savons que bientôt nous allons trouver le soleil de l’Afrique. Soleil tant attendu depuis un an.
Après quatre jours, nous arrivons à Algésiras, où nous allons nous enquérir des billets pour la traversée avec le ferry pour Ceuta.
Nous avons été accueillis par la fille de Guttierez avec beaucoup de sourires et un gâteau en guise de bienvenue
Plus ou moins quarante minutes de traversée pour rejoindre l’enclave espagnole.
Là, nous faisons quelques emplettes ‘free taxe’, apéro, vin, fromage et surtout le plein de diesel (140 litres à 0,730€/litre).
Enfin, la route vers la frontière espano-marocaine, sourie et gentillesse sont au rendez-vousun passage frontalier sans souci et rapide (20 minutes).
Nous voilà… bonjour le Maroc ! Toujours un peu dépaysés par le décor, l’habillement des habitants, leur coutume, malgré qu’il s’agisse de notre second voyage dans ce pays, mais quel charme
Nous nous dirigeons sur Martil, 1terrain de camping, où nous allons refaire connaissance des joies du camping-car et de tous ses avantages.
Il est évident que les premiers jours sont un peu astreignants, car beaucoup de prudence s’impose afin de ne pas attraper ‘la turista’. Eau, légumes crus, à déconseiller, mais tant de bonnes choses à manger à des prix presque démocratiquement honteux pour nous Européens.
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner, car nous avions oublié de vous dire que leur pain est excellentdu gâteau pour deux dirhams (10,7 dh = 1 €).
Nous nous dirigeons vers Larache, grande aire pour les voyageurs, avec toutes les commodités pour ceux-ci. Le rêve, mais malheureusement le soleil n’était pas encore au rendez-vous
Une nuit et ensuite, nous partons vraiment à l’aventure.
Nous arrivons à Kénitra, camping verdoyant…et surpriseUne salle de banquet où l’on célèbre mariage, et autres festivités, mais surtout où, grâce au tourisme, ils autorisent la consommation d’alcool
Nous sommes allés nous restaurer (nourriture pas terrible), mais une bière…après tout, nous sommes de bons Belges
Nous avons passé trois nuits, et mon épouse en a profité pour faire sa petite lessive au soleil
Là, nous avons fait connaissance d’Alsaciens, charmants avec qui nous avons échangé quelques bières. Ce n’était pas non plus la première fois qu’ils visitaient le Maroc, et revenaient avec plaisir. Après ce bref séjour, nous sommes partis vers Rabat-Salè, où les souks sont imprévisibles et surprenants. Vous trouvez des vieilles montres, lunettes, réveils, fers à repasser, moulins à café, dentiers et dents… qui datent de 50 ans et plus, eh oui
Ils sont heureux de peu, une petite déception cependant pour nous. Ce que l’on appelle la MODERNISATIONLes petites barques qui permettaient de traverser l’oued qui sépare Salè de Rabat se voyaient remplacées par les taxis, dommage. Une marina grand luxe est en train de naître à Rabat.
Le lendemain, nous partons… Direction Mohammedia.
Nous nous sommes installés en bordure de l’océan. Ah, l’iode. Mais un petit problème surgitl’interdit suscite toujours l’envie, et aimablement un Marocain nous déconseille de passer la seconde nuit dans cet endroit perdu et paradisiaque, car les jeunes, moins néanmoins musulmans s’adonnent à la boisson (bière) et autres ….des conséquences peuvent survenir
Nous irons nous stationner face à un terrain de camping, le propriétaire, nous invitera agréablement à nous réfugier pour la nuit dans l’enceinte dudit camping.
Le lendemain, nous reprenons la route pour Oualidia. C’est le parking, au sens propre du terme, mais le long de la plage. Nous étions plusieurs dizaines de C.C. de toutes nationalités, à profiter de cet endroit idyllique.
Pour 10 dh(1€), nous avions deux gardiens, qui s’occupaient de tout, stationnement, approvisionnement en eau, vidange des K7. Le plus surprenant, ils dormaient sur le trottoir, pour seul confort une paillasse et une couverture, mais le ‘matelas’ n’étant en fait qu’un simple carton. Ils étaient présents 24 heures sur 24.
Nous avons fait connaissance de Ginette et Jacques, des personnes adorables avec qui nous avons pris l’apéro, cela s’appelle ‘VACANCES’.
Après quatre jours, nous décidons de descendre sur Safi, où nous plongeons dans le passé, c’est une ville magnifique. Nous avons eu l’occasion (car j’avais gardé contact avec un potier l’année précédente) de visiter l’endroit où l’on fabrique les poteries. Tout ressemblait au moyen-âge. Le travail à la DURE, nous n’avions plus de souffle. Travailler dans la quasi-obscurité, la chaleur, les odeurs et pendant de très longues journéesLe plus gros du travail s’accomplit à la main, les Marocains sont débordants de qualité et de courage, pas de pose méridienne, uniquement le travailun travail où les yeux se perdent et le souffle s’arrête.
Ensuite, le charme du pays, le folklore, leur plaisir du troc…
Nous avons quitté le terrain de camping, pour aller déjeunertrois assiettes de poissons, tomates émincées, pain, eau, de trop pour 50 dhC’est le ventre bien rempli, que nous avons gouté à l’un des plaisirs innombrables du pays.
Installés sur le parking, derrière l’enceinte, près des potiers, nous attendons les troqueurs. Cela n’a rien de péjoratif, mais il faut respecter les habitants, ne pas faire l’aumône, mais le troc. Pour eux, c’est un sport national, et de plus, ils ne se sentent pas amoindris, cela enchante tout le monde
Après Safi, Marrakech. AhMarrakech, on ne peut pas annoncer connaître le Maroc sans avoir vu cette ville. L’année dernière, nous n’avions pas eu l’opportunité d’y aller.
Et pour la première fois que nous venons, nous avons eu énormément de chance. En effet, un deuxième terrain de camping venait d’ouvrir ses portes depuis deux semaines. Terrain appartenant à deux couples français, mais situé à douze kilomètres de la ville. Le luxe, douches chaudes en permanence, piscine avec relax à la disposition des vacanciers, des emplacements biens délimités, endroit pour la lessive, pour la vaisselle, machine à lessiver pour 50 dh. Les propriétaires vous escortent jusqu’à l’endroit choisi et vous expliquent le topo. En quelques minutes, nous étions revenus en Europe, avec la différence de prixUn restaurant allait s’ouvrir, avec bar et animations locales.
Le matin, le boulanger passait avec, soit le pain marocain (délicieux), les petits pains, et la baguette française
Camping Le Relais de Marrakech.
Vers 15h00, nous avons choisi, un taxi (gros taxic.-à-d. Mercedes), pour nous conduire à la place Jemaâ El Fnaâ. Nous arrivons un peu tôt pour les festivités, mais il y a tellement de choses à voir que le temps ne compte plus, nous nous trouvions en dehors du temps. Au quartier des ferronniers, nous avons fait l’acquisition d’une lampe marocaine, c.-à-d. en peau de chèvre teintée de rouge et de henné sur armature en fer forgé.
Quelque temps plus tard, le bruit s’accentue (tambourins et flutes), et l’on voit apparaître des petites charrettes, avec des choses dont nous avons des difficultés à décrire. Des odeurs excellentes nous chatouillaient les narines, poissons grillés, cacahuètes grillées, et j’en passe. Des jus d’orange pressés sur place, pour nous désaltérer. Ce qui m’a le plus surpris et fait un peu mal, c’est lorsque j’ai appris la façon dont procédaient les charmeurs de serpents. Il paraît qu’on arrache à ces animaux, leurs dents afin d’éviter des accidents, triste, mais ils doivent se vouer à la débrouille pour survivre. Il y a également les singes avec leurs tours, les donneurs de cartes, les joueurs d’instruments locaux, etc… Mais le bruit et la foule deviennent un peu fatigants, manque d’habitude pour nous.
Ce qui m’a stupéfié également, c’est ce mélange de transport, camping-cars, autobus, voitures, taxis, charrettes, calèches (pauvres chevaux), motos, bicyclettes. La pollution
J’avoue que je ne souhaiterais nullement être cheval, âne ou chien au Maroc. Mais c’est ainsi, certains animaux leur sont indispensables et sont, leur seul moyen de transport, d’autres animaux sont considérés comme des bouches à nourrir, et ce n’est pas cela qui manque dans ce pays, mais les moyens financiers. Alors, priorité exige
Ensuite le lendemain, nous nous dirigeons vers Essaouira, toujours un parking, mais bien gardé par un Marocain pour une somme modique. Visite dans la vieille ville où le poisson à la priorité.
Je me suis perdu à la vente directe du poisson, c.-à-d. rougets pageots, solettes, etc …mais la différence de prix entre le touriste et le Marocain se fait sentir. Il est plus intéressant d’aller le manger au restaurant où le touriste, et là aussi. Il y a la possibilité de négocier, mais raisonnablement cela va de soit
Le lendemain matin, nous partons sur Sidi Kaouki, au bord de l’océan, endroit où l’on a la possibilité de faire le plein d’eau potable au château d’eau, et bien sûr, gratuitement.
Soleil, mer, sable, chameaux toujours présents…Nous ne sommes restés qu’une nuit, il nous restait tant de choses à voir. Nous nous dirigeons vers la pointe d’Imsouane, par la route côtière, quelques restaurants très accueillants, malheureusement un peu trop de vent. N’oublions pas que nous n’étions qu’en février et que le soleil avait déjà marqué notre peau. Surprise, nous retrouvons Jacques et Ginette, qui comme tous les touristes connaissent les beaux endroits, et ce n’est pas ce qui fait défaut au Maroc. Nous ne sommes restés qu’un jour, car comme je vous le disais vent et sable ne font pas bon ménage, et nous ne sommes pas habitués
Lorsque nous avons besoin de légumes, nous nous rendons dans les souks alimentaires, et autres variétés. Mon épouse cuisinait des tagines avec la cocotte minute (sept minutes de cuisson pour deux jours de nourriture). Dix kilos d’agrumes, tomates, courgettes, aubergines, navets, p.d.t., poivrons, oignons rouges, fenouils, piments et en cadeau de délicieux citrons. Nous avons de la nourriture pour une petite semaine, et le tout pour quatre eurosMon épouse préparait également le poisson en papillote dans le four, de l’ombrine (poisson de mer nettoyé acheté en grande surface pour cinq euros du kilo). Que demander de plus, une cure de nourriture variée et excellente à la santé. Quant aux fruits, oranges, petites et grandes bananes, fraises, mandarines, pommesles prix étant de 4 à 10 dh. Mais, moi aussi, je me suis laissé aller à la cuisine, grâce aux conseils de Jacques. Vaquer à la préparation d’anchois. Six euros le kilo, une couche de gros sel, une couche d’anchois, et ainsi de suite. Au moment de les déguster, il suffit de les laver pour enlever le maximum de sel, qui sert à la conservation, d’enlever l’arête centrale, de les laisser macérer dans l’huile, vinaigre, échalote, citron et fines herbes, selon votre humeur….un délice.
Nous décidons de nous rendre à Tiznit, ville des bijoux berbères. Nous en profiterons de faire faire des réparations de cordonnerie, des petites choses, telles que ceinture en cuir avec grosse boucle, sac en cuir pour dame, chaussures, le tout à des prix modiques. De plus, un travail impeccable.
Nous sommes restés trois semaines à Tiznit. Tout s’y prêtait, terrain de camping correct. Les femmes marocaines cherchaient par ici, par là, des lessives à faire pour 20 dh, elles vous renseignent sur les curiosités à visiter, les petits restaurants, le coin des bonnes affaires. La boulangerie se trouve à proximité, ainsi que la petite supérette.
Un certain moment nous manquions de produits européens, et oui, comme le vin, la bière et l’apéro. Nous nous sommes rendus au Marjane d’ Agadir (90km). Nous faisons les courses pour d’autres C.C. également. C’est la seule chose qui manque à Tiznitun Marjane. Les jours passant.
Nous reprenons la route d’Agadir, à nouveau le plein de marchandise. Nous avons un point de chute pour passer la nuit, mais malheureusement, cela était devenu interditle stationnement de nuit. La Sureté Nationale tourne sans arrêt pour nous chasser, pour notre bien, notre sécuritéLe lendemain matin, très tôt, nous nous sommes dirigés vers Taroudant, vue paradisiaque, mais la chaleur et le vent se font de plus en plus sentir et nous avons dû fuir. Nous avons fait étape à Talouine, le paysage est prenant, il vous coupe le souffle. Le camping, situé à la sortie, est bien aménagé, piscine, douche chaude, sanitaire simple, eau potable, restaurant, petite épicerie, bien entretenu. Que demander de plusNous étions bien, nous y sommes restés trois jours afin de lézarder le ventre au soleil.
Le quatrième jour, nous reprenons la route direction Ouarzazate, ville à ne pas manquer. Beaucoup de films y ont été tournés, entre autres, Astérix et Cléopâtre. Par contre, le terrain de camping n’était pas des plus accueillants. Nous étions envahis de mouchesLa guerre était déclarée, le balai des tapettes était bien ordonné, on dénombrait de nombreux cadavres.
Les mouches étaient plus nombreuses, et nous avons dû abdiquerNous nous sommes réfugiés derrière les moustiquaires du C.C., pour avoir un peu de repos. Comme je l’ai dit, la ville est magnifique, et mérite d’être vue. Le complexe hôtelier est en pleine expansion pour dégorger les autres villes touristiques. À nouveau, nous rencontrons Jacques et Ginette avec qui nous arpenterons la ville.
Après quelque temps, nous avons fait nos adieux à Jacques et Ginette, ceux-ci remontant sur Marrakech, et puis sur l’Europe. Nous, nous prenons la route pour la vallée des rosesVallée du Dadès, et ses gorges.
Les mots ne peuvent refléter la splendeur du spectacle, et nous, petits Belges, qui pensions avoir tout vu, dans ce paysL’appareil photo ne sait plus vers quelle direction se diriger pour essayer d’arrêter le temps avec de simples images, mais cela est impossible tellement le spectacle reste sans mot. Nous devons trouver un endroit pour dormir et nous remettre de nos émotions. C’est pourquoi nous nous dirigeons vers Tinghir (camping du Soleil à 8km à Todra), pour la nuit, nos yeux débordent encore de beauté, le début des gorges avec cette palmeraie, c’est …il faut absolument s’y rendre
Le camping du Soleil, petit, mais un ‘Top’ pour le Maroc, nous sommes accueillis les bras ouverts par le fils qui nous guide à notre emplacement. Il nous fera visiter les commodités. Si vous prenez une douche, c’est en chaussures propres, tellement tout est nickel
Nous repartons, après une bonne nuit, un tantinet frisquette, à l’intérieur des gorges du Todra.
La route serpente à l’intérieur, avec des falaises à pic, nous nous sentons petitsdes fourmisOn a l’impression de sortir d’un film de science-fiction.
Vient ensuite Errachidia, les gorges du Ziz, et son tunnel du Légionnaire. Des autocars de touristes sont arrêtés pour la pause photo, où le bas-côté de la route le permet.
Nous continuons, toujours sur les traces de Hachille (Chemins Du Monde
http://www.cheminsdumonde.net/site/etape_index.php?id_etape=13 ), et aboutissons à la palmeraie de Meski, les sources bleues. Une source dans le désertEh ouiImages sorties de nulle part. Question sans réponse, uniquement les yeux pour contempler et essayer de comprendreMerci à Géraldine et Yann, pour nous avoir encouragés dans ce périple, à l’intérieur des terres.
Nous avons dormi deux nuits dans ce terrain de camping. La sécheresse se fait sentir (manque de pluie ici, inondation dans les gorges visitées) c’est déconcertantMais c’est l’Afrique, ajoutons le réchauffement de la planète, et ce n’est qu’un début, malheureusement
Nous partons vers un endroit totalement différent, Erfoud et Merzouga, l’endroit est convoité par les paléontologistes, les chercheurs de trésors, un monde, qui de nos jours n’est pas encore complètement conquis, où les curieux s’en donnent à cœur joie. Les fossiles qui ont plus de 340 millions d’années, et qui sont reconstitués artisanalement par les habitants de la région. Un travail qui exige de l’attention, de la minutie, et qui se fait dans des conditions moyenâgeuses. Cependant, ces travailleurs sont enthousiastes et heureux…comme quoi le bonheur est si facile, quand on le veut. Nous avons pu suivre la reconstitution d’un de ces premiers insectes du milieu du dévonien (ère primaire), reconstitution patte par patte, avec une minuscule pince, loupe et Drill, de façon à ne rien détruire de cet animal fossilisé, qui représente une partie du patrimoine de cette région. Nous avons appris énormément de choses. Connaissez-vous la phase terminale pour enlever le reste d’impureté sur ces fossilesNonEh, bien c’est le coca-cola qui œuvre
Les autres fossiles, un peu abîmés, sont donnés par sac entier de 15 litres aux moins lotis, pour qu’ils puissent arrondir leurs fins de mois difficiles. Avec le touriste peu regardant, sur le bord de la route, cela devient facile à vendre. C’est l’entraide à tous les niveaux. Mais ne croyez pas que ce fossile est pour autant sans valeurLes années passées dans ces couches de terres et de pierres. Ces trésors font «une» chez des revendeurs en Europe à des prix exorbitants
Il faut avouer que nous avons succombé à cette beauté, et avons acheté une partie de ce passéune table de salon avec ses fossiles, pour un montant dérisoire de 300€, mais un poids de 115kg. Ah, la surchargeLa tentation était trop forte. Nous avons reçu des cadeaux suite à cet achat, et encore des kg supplémentairesJe ne serai pas à l’aise en cas de contrôle du poids du C.C., en Espagne, heureusement ce ne fut pas le cas.
La route nous conduit au bout de cette piste, qui est goudronnée, vers la dune de Merzouga.
C’est fou le dépaysement, en si peu de temps, même, si nous ne sommes qu’en C.C., et pas en avion à réactionNous avons eu droit aux Djinns, petite tornade de sable qui nous coupait la route, et au passage, chahutait un peu notre véhicule, une caresse quoi…
Enfin, la dune était là, nous étions à Merzouga.
Petit village, épicerie, poste de gendarmerie, quelques terrains de camping pour nous approvisionner en eau, plus, infrastructures touristiques. Les 4X4 et chameaux règnent en roi dans la région. À faire et à voir, cela vaut bien le petit détour.
Après cette expérience, nous sommes repartis deux jours plus tard à Zagora, dans la vallée du Drâa. Camping très convivial, à l’entrée de la ville sur la gauche après l’enceinte.
Les dattes de Zagora sont réputées, elles sont délicieusement sucrées. Dans cet endroit, aux portes du désert, la chaleur se faisait sentir un peu plus (32°).
Les marchands, à notre plus grande stupéfaction, ne demandaient qu’une seule chosela pluieIl n’avait plus plu depuis des mois, les cultures comme les animaux se trouvaient dans un état lamentable. On peut imaginer que l’EAU est une denrée essentielle, quand elle devient rare, nous sommes PRIVILIEGIERS.
Nous avons continué pendant trois jours à lézarder dans les parages, le panneau qui annonce«52 jours de Tombouctou» (en chameau, cela va de soit), se trouvait à l’extrémité de cette petite ville aride.
On se pose toujours la question. Pourquoi ce changement de climat, mais surtout, pourquoi ne fait-on rien pour y remédierQu’attend-on
Mais impuissants devant ce désastre économique, nous sommes repartis sur Âït Benhaddou, contrée où également certains films américains furent également tournés, notamment «diamant du Nil» «d’Arabie».
Triste de voir tout ce patrimoine se détériorer, car les besoins financiers ont une prioritése nourrir tous les jours, et essayer de se soigner avec des médicaments souvent donnés par les touristes pour apaiser les douleurs les plus urgentes.
Surtout essayer d’échapper à une vie sans avenir pour la plupart.
Ce petit détour en vaut la peine, et nous permet de remettre certaines choses en place.
Nous voici à nouveau à Marrakech pour quelques emplettes, profiter d’une bonne douche chaude à l’aise au camping, et y passer la nuit.
Renseignements pris, nous mettons le cap sur les cascades d’Ouzoud et sa petite colonie de macaques. Pour la plupart, cet endroit est appelé «refuge des singes», des singes dont on ne connaît pas la provenance, mais, malheureusement en voie de disparition. Ils sont tellement mignons, on ne comprend pas que l’on puisse faire du mal à ces petits animaux, qui vous accueillent, au détour des escaliers de cette cascade. Cascade qui est la deuxième en hauteur pour l’Afrique, plus de 100 mètres.
Nous croisons bien entendu quelques C.C., sur les derniers km, mais qui voilà, en sens inverseJacques et Ginette, qui reviennent de cette cascade, nous prendrons un petit pousse-café sur le bord de la route, ils vont à Fès.
Arrivés aux cascades, nos yeux sont trop petits pour contempler ces splendeurs. Ses promenades avec ses petites échoppes qui vivent du tourisme, et leurs petits habitants de la nuit des temps donnent l’impression de venir d’un autre univers.
Le tout étant concentré sur quelques centaines de mètres, les appareils photo n’arrêtent pas de mitrailler. Les caméras de zoomer.
Nous ne pourrons nous empêcher d’essayer d’immortaliser ces petits animaux amicaux, et repartons pour essayer de les photographier.
Nous refusons cependant l’aide des guides locaux estimant que nous sommes aptes à découvrir les habitants de ces lieux idylliques. Nous nous enfonçons pendant plus d’une heure, sans voir ne fusse qu’une touffe de poils dans la chaînerai. Nous retournons sur nos pas, nous nous renseignons à nouveau, mais sans succès. Nous attaquons la descente par les escaliers, désespérés de ne pas en apercevoir. Nous allons au plus bas de cette descente. La fin de journée approche, la fraicheur commence à se faire sentir, et nous décidons de remonter ces 100 mètres d’escaliers, quand, tout à coup, après une volée d’escaliers, mon épouse en éclaireur se trouve nez à nez avec nos charmants petits ‘Résidants’. Un mâle la fixe droit dans les yeux, mais très pacifique, sans aucune hostilité. Pour mon épousecontre: la frayeur, sous le coup de la surpriseCes animaux sont très sociables et habitués à tous ces «». Le mâle et sa petite famille se rassemblent auprès de mon épouse qui est paralysée, nous leur donnons donc à chacun un quignon de pain, et j’en profite pour les filmer.
Nous passons la nuit, au frais, mais au calme, ensuite nous prendrons la route de Meknès, ville que nous connaissons. Le terrain de camping est difficile à trouver, car il se situe à l’intérieur des remparts. Il vaut mieux y arriver de jour.
Qui rencontrons-nous, à nouveauJacques et Ginette, qui au dernier moment ont changés d’avis, et se sont rendus également à Meknès, comme quoi le Maroc à beau être grand, mais pas pour les C.C.. On se quitte et l’on se retrouve tant qu’on reste sur le continent africain.
Les portes énormes qui servent aux entrées de certaines grandes habitations sont d’une sculpture inimaginable! Quel travailAvec, on le sait très peu d’outillage.
Une chose cependant nous a surpris et attristés. Nous savions que la circoncision pour les garçons était toujours d’actualité, mais ce que nous ignorions, c’est qu’il en est de même pour les petites filles «». Cette ablation se pratique chez elle, pour les enfants les plus «». Quant aux autres, plus démunis, cette «é»se déroule dans une salle commune, sur un tapis pas trop propre, et en communauté. On effectue cela sur plusieurs jeunes adolescentes, et en même temps. L’opération est effectuée par un barbier…Mais, c’est leur coutume, et je pense qu’à ce niveau, il serait temps d’y mettre un terme.
Je peux comprendre cette opération chez les garçons (l’hygiène), mais chez les fillesC’est tout simplement atroce. C’est une coutume qu’il faudrait supprimer dans ce magnifique coin d’Afrique du Nord et autres régions. Bien sûr, il y a beaucoup à faire, car le manque d’hygiène et la pauvreté sont omniprésents, mais n’oublions pas qu’ils font avec ce qu’ils possèdent, le climat et le manque d’eau ne leurs sont pas très favorables.
Ils ont le courage, et cela leur permet de survivre. C’est ce qui nous a toujours le plus surpris, et nous donne à réfléchir sur cette volonté, que souvent nous avons perdue. C’est ce sourire constant sur leur visage. En fait, ils sont heureux, heureux de vivre, chose que nous ne connaissons plus«le temps d’être heureux»
Après deux nuits, nous partons avec Jacques et Ginette pour Chefchaouen, appelée «Bleue». Ville propre (enfin tout est relatif), mais les murs des maisons sont d’une blancheur incroyable, quand elles ne sont pas peintes en bleue. Mais pour ces maisons blanches, les portes et fenêtres sont alors d’un bleu azur, même les poteries garnies de magnifiques fleurs sont colorées en bleu. Les escaliers sont blancs ou bleus. Mais la couleur bleue domine. Pendant quelques instants, nous avons l’impression de nous trouver en Grèce, mais l’habillement local nous rappelle très vite que nous sommes au Maroc.
Là encore, nous avons fait des achats, les vacances se terminent, les commerçants en sont conscients, nous faisons des affaires. On ne doit pas trop marchander. Les prix sont corrects, afin presqueLa température monte de plus en plus, et tous les C.C. terminent leurs emplettes. Nous acquérons une seconde lampe, plus grande (1,40 mètre de hauteur) venant de Marrakech, à moindre prix (200dh). Après quoi, nous sommes restés à contempler les petites boutiques, avec leurs marchandises aux couleurs très vives et éclatantesun arc-en-cielAssis à une table d’un de ses petits restaurants, nous allons nous régaler pour la dernière fois sur le sol marocain.
Le lendemain, nous nous dirigeons sur Martil, camping archi plein. C’est la fin de notre voyage, et des longs séjours. Des convois de dix à douze C.C. Italiens, se dirigent sur le camping. Dans la ville, il y a des travaux un peu partout, on réfectionne la voirie. Il y a des festivités, des barrières Nadar un peu partout. Nous sommes contraints de rentrer dans le camping, il y a de nombreux C.C. partout, en double file dans les allées. Tant bien que mal, on se place pour la nuit.
Ah Martil, et ses longues digues superbement aménagées. La nuit tombe, et il y a foule, à croire que tout le Maroc avait fait le déplacement pour les festivités. Nous nous sommes plûs à déguster une glace artisanale, nos papilles gustatives s’en souviennent encore.
À 7h30, le lendemain, les premiers C.C. quittent le terrain pour Ceuta, où ils vont prendre le ferry afin de rejoindre l’Europe. Nous flânerons encore un peu, nous ne sommes pas pressés. De plus, nous avons encore quelques centaines de dirhams à dépenser. Nous achèterons de la viande, du poisson, et des médicaments. Ceux-ci sont nettement moins chers que chez nous.
En fin de matinée, nous repassons la frontière, en peu de temps. La police et les douanes marocaines comme espagnoles ne s’intéressent pas à nous. Les chiens renifleurs sont présents pour le cannabis. Nous rentrons dans Ceuta, et il est temps, car mon témoin de réserve de carburant est orange depuis plusieurs dizaines de km. Il me reste 4 litres, je fais le plein 141 litres. Le diesel est sans taxe. Nous allons faire le plein de denrées alimentaires et de boisson au magasin toujours free-taxe. Nous rentrons un peu après 12 h dans le port, mais comble de malchance, nous avons raté de peu le ferry de la matinée. Sans problème, nous déjeunons à notre aise, sur le parking en compagnie de nombreux autres C.C., toujours beaucoup d’Italiens.
La traversée sera des plus rapides, moins de 40 minutes. Au débarquement, à nouveau passeport, et passage devant les chiens. Mais très rapide et sans problème.
Nous retrouverons Jacques et Ginette, qui nous attendent depuis la fin de matinée, sur le parking du Lidl. Nous sommes plus de trente C.C. a passé la nuit à cet endroit. Il pleut, la température a chuté, le chauffage de notre C.C. fonctionne à nouveau, il y avait longtemps qu’il était au repos. Nous reprenons l’apéro avec Jacques et Ginette, pour décider de la route à emprunter demain à travers l’Espagne.
Nous roulerons jusqu’à la tombée de la nuit, mais en vain, pas de camping. Nous rentrerons dans un petit village, et chercherons une petite place, pour nos deux C.C.. La pluie est devenue torrentielle, et la température toujours en chute. Nous prendrons le dernier apéro, car nos routes se sépareront le lendemain. Jacques et Ginette resteront encore quelques jours en Espagne. Je ne suis pas tenté, vu le temps maussade et pluvieux.
Direction Madrid, Burgos, Hendaye, Biarritz. C’est sous la neige à nouveau que nous roulerons en Espagne.
Nous désirons rester à Biarritz, mais le mauvais temps nous oblige à reprendre la route vers Paris, ensuite la Belgique. La pluie est toujours présente sur la France. Chez nous, en Belgique, bizarre, le soleil est présent, mais les degréssont décidément pas au rendez-vous ! Le monde tourne à l’envers. Nous sommes le 1 avril.
Vivement janvier 2008, pour reprendre la route du soleil. Ces paysages nous semblent tellement loin.

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